Question:
Monsieur Dobjani, qu’est-ce que cette publication représente pour
votre Institution?
Reponse:
Cette publication n’est autre qu’un élément supplémentaire de
notre stratégie dans le domaine des relations avec le public, une
stratégie qui a été très efficace, aussi bien pour informer
l’opinion publique, que pour renforcer notre intégrité
institutionnelle. Cela nous a rendu possible d’être pris plus au sérieux
par l’administration publique, ce qui signifie qu’il y a plus de
chances pour que les plaintes des citoyens soient suivies avec plus de
rigorosité. A cette occasion, j’aimerais remercier l’Agence
Intergouvernementale de la Francophonie, de son soutien financier qui
a rendu possible cette publication.
Question:
Durant ces années, l’Institution du Médiateur a créé son
propre profil dans ses rapports avec les autres institutions démocratiques
de la société albanaise et avec les citoyens albanais. Pourriez-vous
décrire brièvement le chemin tracé durant ces années?
Réponse:
Comme votre question est sous forme d’appréciation, il ne me reste
de répondre que sous forme de raisonnement sur ce que vous constatez.
Au cours des six années de son activité, le Médiateur a traité
autour de 20 000 plaintes. Environ 20 pour cent des plaintes relevant
de notre juridiction, sont résolues en faveur des demandeurs.
J’aimerais rappeler aussi le fait que pour environ un an, nous avons
traité les plaintes dans de très mauvaises conditions parce qu’au
début, on manquait de locaux et puis, on faisait leur réaménagement
physique. Mais à la base de notre activité, il y a eu toujours le dévouement
envers les gens simples, ainsi que le traitement des affaires en
donnant la priorité à celles relatives aux politiques qui ont une
influence réelle sur l’administration. En outre, le contact
quotidien avec les Médias a été important pour que les citoyens
soient informés encore plus sur notre activité. Cela a fait réfléchir
les fonctionnaires plus profondément avant de donner des réponses à
nos recommandations sur ce qui a obligé les demandeurs de frapper à
la porte du Médiateur.
Question:
Durant toutes ces années, comme il a été constaté par le Parlement
aussi, le Médiateur a fait preuve de sens de responsabilité et d’équité.
Par son travail, l’institution du Médiateur n’a pas été à
l’origine de conflits institutionnels, parce que ses recommandations
ont été soutenues par tout le spectre politique et les médias.
Auriez-vous un commentaire à faire sur les rapports institucionnels?
Réponse:
Étant prévu pour fonctionner sur le principe du contrôle et de l’équilibre
des pouvoirs, le Médiateur a fait tout son possible pour servir
d’opposition pour le bon fonctionnement de l’administration.
Un
Médiateur ne fait pas son travail s’il “ne met pas en difficulté”
l’administration. C’est comme cela qu’est perçu le rôle du Médiateur
partout dans le monde. Nous sommes donc décidés de nous opposer à
des décisions de l’administration publique qui sont considérées
comme incorrectes par les citoyens. Nous aidons les citoyens non
seulement à résoudre leurs problèmes, mais aussi à prendre part au
processus de prise de décisions. La confiance des citoyens envers les
institutions de l’État pour lesquelles ils payent des taxes, dépend
du niveau de participation citoyenne au processus de prise de décisions.
Dans ce sens, l’émancipation politique de l’administration dépend
aussi du niveau d’application des recommandations du Médiateur. En
tout cas, nous n’arrêtons pas d’établir des ponts de
communication entre les institutions et les contribuables.
Question: Pour conculre, Monsieur le Médiateur, quels sont certains
des projets de votre Institution pour cette année en cours?
Réponse:
Nous avons déjà défini quelques défis et des projets
concrets. Du point de vue institutionnel, ce qui doit être introduit
et renforcé toujours plus dans la culture politique et administrative
de chaque fonctionnaire de l’État, c’est le concept de la
consolidation ultérieure de notre nouvelle institution. D’un point
de vue plus concret, nous visons à l’amélioration et au
renforcement du département des droits des enfants, qui est devenu
une réalité grâce à la collaboration avec l’organisation Save
the Children et le projet SIDA du Gouvernement Suédois. Un
autre projet, déjà existant, mais pas encore réalisé, c’est la
création de quelques bureaux régionaux, en vue d’offrir nos
services plus directement à la communauté. J’espère et je crois
bien que le Médiateur, par son travail, va justifier toujours mieux
la confiance du Parlement, mais d’autant plus va respecter le
contrat signé avec les citoyens albanais, qui sont intéressés à
avoir une administration plus responsible et travaillant selon les
standarts européens.